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L’ESPRIT DES PLANTES

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Saba
Minet Bavard
Minet Bavard

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Date de naissance : 26/09/1943
Féminin Localisation : Une colline au Nord-Ouest de Lyon

L’ESPRIT DES PLANTES

Message par Saba le Lun 9 Mai - 8:10

« Changements rapides induits par un dommage dans la chimie de feuilles d’arbres : la preuve d’une communication entre les plantes ». C’est le titre d’une étude de Ian T. Baldwin et Jack C. Schultz, publiée en 1983 dans la très sérieuse revue Science. En résumé, après avoir arraché une certaine quantité de feuilles d’un peuplier ou d’un érable, l’arbre produit une plus grande concentration de tanins, qui jouent le rôle d’armes chimiques défensives contre certains parasites. La réaction ne s’arrête pas là : l’arbre effeuillé produit également un signal chimique qui se diffuse dans l’air, et au contact duquel les autres arbres de la même espèce se mettent également à produire une plus grande concentration de tanins, ce qui les prépare à une attaque éventuelle. Les tanins sont bien connus pour être toxiques pour les insectes, mais Jacques Mitsch répertorie dans son documentaire L’Esprit des Plantes le cas d’acacias qui en ont produit en concentration suffisante pour tuer en masse des bovidés africains, les grands koudous, qui ingéraient leurs feuilles. Science et Vie résume cette communication chimique entre végétaux par cette formule : « les peupliers parlent ! ». Le dossier du mensuel passe en revue d’autres cas où, par exemple, une espèce de tabac sauvage agressée par des chenilles « envoie des messages chimiques aux prédateurs de ses agresseurs », etc.
Concédons que ce dossier de Science et Vie n’est pas inutile dans une société très marquée par le cartésianisme, où même les animaux sont parfois considérés comme des automates. Et où les plantes sont souvent envisagées tout en bas de l’échelle du vivant, alors que leur absence de mobilité les oblige justement à recourir à des processus extrêmement complexes pour se défendre contre leurs prédateurs, lutter pour leur place au soleil, contre la gravité, etc. Ainsi, elles ont généralement beaucoup plus de gènes que l’homme pour répondre métaboliquement aux dangers. D’où une « extrême sensibilité végétale, […] comparable, voire supérieure à celle des animaux ». Les plantes ont en effet « plus de 700 sortes de capteurs sensoriels différents », et agissent « en modifiant sans cesse leur forme et leur composition chimique ». Bien que ces mouvements soient trop lents, ou trop subtils, pour être remarqués par les grosses bêtes que nous sommes.
Mais une « intelligence »… artificielle ?
Les scientifiques partisans de l’existence d’une « intelligence végétale » appuient leur propos de multiples exemples, qui sont, selon eux, à rapprocher de comportements humains : le besoin de sommeil (une plante que l’on empêche de « dormir » pendant deux semaines meurt, après que ses feuilles aient jauni…), les réactions au stress, une sensibilité à la musique… Pour le botaniste de renom Stefano Mancuso, de nombreux végétaux distinguent aussi le soi du non-soi, et les membres de leur espèce des plantes « étrangères », avec des stratégies de concurrence digne des rivalités familiales et des guerres entre tribus. Les végétaux auraient également une « mémoire » : après que son pot ait été soulevé cinq à six fois, le mimosa pudica, dont les feuilles se replient habituellement au moindre contact ou mouvement inhabituels, a « appris » qu’être soulevé n’est pas dangereux, et cesse alors d’adopter cette réaction de défense.

(source : science et vie )

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